Il y a des matins où la route nous impose sa propre temporalité. Ce 2 octobre 2025, alors que je roulais sur l’A71, le spectacle à travers les vitres de ma voiture est devenu trop puissant pour être simplement ignoré. Un lever de soleil de feu perçant une mer de brume épaisse.
Saisir l’éphémère
Je me suis arrêté dès que possible sur une aire de repos. Pour m’extraire de l’agitation de l’autoroute, j’ai gravi une petite colline à travers les arbres, cherchant le point de vue qui rendrait justice à cette sérénité matinale.
C’est là, loin du bruit des moteurs, que j’ai pu figer cet instant : un paysage de campagne noyé dans le coton, où seuls quelques sommets d’arbres émergent, témoins silencieux de l’éveil du monde. Une pause improvisée qui rappelle que la beauté ne se planifie pas, elle se rencontre




