Il y a des journées qui marquent par leur lumière et leur sensation d’espace. C’était exactement le cas hier, lors de notre randonnée autour du lac de Monteynard. Au programme : une belle boucle de 13 kilomètres combinant la terre, le vide et l’eau, pour finir en beauté avec une traversée en bateau.
Dès les premiers kilomètres, le lac s’impose à nous avec sa couleur émeraude si caractéristique. C’est un spectacle dont on ne se lasse pas, changeant au gré des trouées dans la végétation.

Le point d’orgue de cette randonnée reste sans conteste la traversée des deux passerelles himalayennes : celle de l’Ébron et celle du Drac. Suspendues à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, elles offrent des sensations uniques et un panorama à couper le souffle sur le canyon. Le vent qui s’engouffre dans la vallée et le léger balancement sous nos pas ajoutent une petite touche de magie à la marche.

En prenant de la hauteur, la perspective s’élargit. Le lac s’étire comme un long ruban bleu entre les massifs du Vercors et de la Matheysine. Le contraste entre la rigueur des sommets en arrière-plan et la douceur apparente de l’eau est saisissant.

Le sentier s’éloigne parfois des rives pour traverser des paysages plus ruraux et apaisants. Nous avons longé de superbes champs de céréales, encore verts, qui ondulaient sous la brise avec les sommets enneigés barrant l’horizon. Un moment de calme parfait.

Après l’effort, le réconfort. Quoi de mieux qu’une pause contemplative au bord de l’eau ? Un moment simple pour souffler, étendre les jambes et savourer un café chaud face à cette immensité turquoise, avant de rejoindre l’embarcadère pour la navette en bateau qui est venue clore cette magnifique boucle.

Une superbe déconnexion texturée de grand air, de reflets changeants et de beaux moments partagés. Si vous ne connaissez pas encore les passerelles du Monteynard, c’est une expérience que je ne peux que vous recommander !



